Marc Restellini: quand l’Histoire de l’Art se raconte

Marc Restellini

Aujourd’hui nous vous proposons de retrouvez le parcours d’un des grands noms de la culture française et de l’Art de ces dix dernières années: Marc Restellini.
Son nom ne vous est peut être pas familier car il ne s’agit pas d’un artiste mais d’un Historien de l’Art scientifique, qui est notamment à l’origine de l’épopée de La Pinacothèque de Paris. Retour sur un itinéraire sous le signe de la curiosité, de la témérité et d’une certaine vision de l’Art.

Marc Restellini, le passionné d’Art

Nous allons donc aujourd’hui vous présenter le portrait d’une personnalité majeure du domaine de l’Art: le fondateur de la Pinacothèque de Paris. Marc Restellini est connu pour son parcours en tant qu’historien d’art et dirigeant de l’un des plus célèbres musée privé français: La Pinacothèque de Paris. Né dans la ville de Saint-Omer en 64, dans le Pas-de-Calais, il est le petit-fils du peintre Isaac Antcher. Il accomplit une licence d’histoire et également un DEA d’histoire de l’art dans à La Sorbonne. Son passage s’y poursuit en tant que chargé de cours. Sa volonté de donner au au connaisseur comme au néophyte sa conception fraîche du lien entre l’Art et son histoire est indéniable. Celui-ci monte sa première exposition en 1989 à la mairie du 6e arrondissement. Elle concerne Zborowski, son thème de recherche.

Ensuite, Marc Restellini prend les fonctions de commissaire de nombreuses expositions à Tokyo et ses environs, au Musée Tobu, l’un des plus prestigieux. En 1992, l’historien d’Art est en charge de l’exposition inaugurale du musée. Pour assurer le succès de l’exposition, celui qui rêve de son propre musée rassemble une sélection des chef d’œuvres de Modigliani. C’est la première fois que ces créations de Modigliani sont exposées au Japon. Pendant près d’une décennie, Marc Restellini rénove, en Asie et en Europe, le principe des expositions itinérantes. Ce modèle permet la création de projets difficiles tout en les maintenant abordables au grand public. Parmi ses expositions, on retient notamment l’exposition dédiée à Renoir, présentée tour à tour pour le groupe de presse Mainichi-Shinbun, avant d’être montée pour le Musée Tobu à Tokyo et enfin le musée municipal d’Osaka. Il y aura également Les Chefs d’œuvres de la collection privée du Dr Rau (1999) et Redon (2001) pour n’en signaler que quelques unes. Sur ce ce mode d’organisation, le connaisseur aiguisé monte en Europe de l’Ouest une exposition sur les peintres détenus pas Zborowski. L’exposition est organisée à la fondation de l’Hermitage de Lausanne puis au Palazzo Vecchio de Florence. Il parfait son expérience à la direction artistique du Musée du Luxembourg (Sénat) au début des années 2000. Durant ces années Marc Restellini crée des expositions uniques. On peut citer la rétrospective de Raphaël (2001) et celle de Modigliani (2002) qui incorpora 110 productions de l’artiste. Cette dernière est saluée par un nombre record de visiteurs.

Marc Restellini et l’Aventure Pinacothèque de Paris

Ensuite, Marc Restellini réalise son projet de créer son propre musée. Voici la Pinacothèque de Paris. La »Pinac' » sera un lieu de culture, d’exposition et de dialogue entre les arts. Un positionnement insolite à Paris. Située dans le 8ème arrondissement, la Pinacothèque de Paris va rapidement connaitre une renommée singulière. A tel point que quelques années seulement après un nouveau musée ainsi que des Collections, complètent ce lieu: La Pinacothèque 2. La façon de présenter ses expositions, les sujets courageux (Pollock et le chamanisme, Giacometti et les Étrusques) et ses rétrospectives de pièces exclusives (trésors nationaux chinois ou mexicains) ont autorisé, sous la coupe de Marc Restellini, une réussite toujours grandissant à la Pinacothèque de Paris. Le fondateur de la Pinacothèque de Paris est un un visionnaire du monde de la culture. Il  a toujours envisagé que l’avenir de la culture émergera en Asie. Le PDG de La Pinacothèque décide d’une association avec les instances dirigeantes de Singapour afin édifier une nouvelle Pinacothèque. Sa vision rare lui a permis pendant plus plus d’une décennie de participer à la sphère du débat culturel parisien. Le Directeur de la Pinacothèque a ainsi assuré une place important dans la métamorphose de l’image des musées français, et ce :

– dans la technique pour accrocher et l’éclairage les peintures ou sculptures. Marc Restellini décuple la transversalité par un accrochage des toiles les unes rapprochées des autres et accentue l’utilisation d’un éclairage spécifique. Les toiles et les oeuvres doivent ainsi pouvoir communiquer entre elles, au delà des courants artistiques et des époques.

– de tout le travail d’immersion du visiteur (couleurs des espaces d’exposition, pédagogie des textes, réflexion sur le contenu des sujets…). On le retrouve notamment dans les relectures audacieuses qu’il fait de certains artistes majeurs (tel les influences d’Hiroshige dans l’oeuvre de Van Gogh)

Marc Restellini a notamment jouer un rôle précurseur dans la découverte de collections de grande qualité (Kremer, Netter, Jacqueline Picasso,…), sans oublier de nombreux artistes qu’il a été le premier à exposer en France, avant d’être repris par de nombreux autres Musées (Soutine, Lichtenstein, Utrillo – Valadon, Hiroshige, Munch, Georges Rouault, Tamara de Lempicka.

Marc Restellini, L’institut Restellini et Modigliani: l’union sacrée

Si Marc Restellini est un fin connaisseur d’Histoire de l’Art dans son ensemble, il est sans conteste l’un des plus éminent spécialiste international de l’oeuvre de Modigliani. Il a étudié l’oeuvre de l’artiste durant des décennies et lui voue une place de choix dans son panthéon artistique. A tel point que Modigliani et Restellini finissent parfois aujourd’hui par être liés chez les connaisseurs d’Art (suscitant parfois mêmes des critiques aiguisés de certains). Marc Restellini souhaite apporter sa vision scientifique au travail d’analyse des oeuvres des artistes et général et de Modigliani en particulier. C’est la raison pour laquelle, après avoir collaboré durant de nombreuses années avec des instituts internationaux, il décide de fonder l’Institut Restellini. Cette structure très peu connue du grand public, et s’adressant en premier lieu aux professionnels de l’art et aux collectionneurs, dispose de matériel de pointe technologique, qui est allié aux méthodes d’analyse stylistiques traditionnelles. Ces études permettent de constituer des « catalogues raisonnés », dont le catalogue raisonné de Modigliani, actuellement en cours, afin de permettre une compréhension nouvelle d’un artiste, et de lutter contre le vol d’oeuvres d’art (grâce à la traçabilité des oeuvres).

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